• Dans l'univers de Claire Guarry
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Dans l'univers de Claire Guarry

Nous avons découvert Claire Guarry au détour d’Instagram, touchés par ses photos, des instantanés de l’enfance, capturés avec un mélange de joie, de douce mélancolie et de grande liberté. Une fenêtre, aussi, sur les grands espaces californiens et toujours une touche 80’s. Il ne nous en fallait pas plus pour éveiller notre envie de collaborer avec Claire. Et en profiter pour lui poser quelques questions. Portrait.

Bonjour Claire, peux-tu te présenter en quelques mots ?
Bonjour! Je m’appelle Claire Guarry, je suis photographe, Française - originaire d’un petit village du Sud Ouest - et je vis à San Francisco avec mon compagnon (qui est Argentin et a grandi au Chili) ainsi que nos trois enfants Lou, Elión et Anton.

En tant que photographe, tu travailles beaucoup avec le monde de l’enfant, qu’est-ce qui te plait dans cet univers ?
C’est presque par hasard que je me suis spécialisée dans cette catégorie de photographie; en documentant tout simplement l’enfance de mes enfants, avant d'en faire mon métier. J’aime le côté cru et authentique de l’enfance, ses contradictions, son aspect tout sauf lisse et l’intemporalité de sa beauté. Capturer l’enfance, c’est un peu arrêter le temps, c’est toujours émouvant, c’est intense et doux à la fois.

Tu as un univers très reconnaissable (que l’on adore), avec une touche 80’s, peux-tu nous parler de tes inspirations ?
Merci beaucoup!  J’étais moi-même enfant dans les années 80 (je suis née en 1981) et mon père qui était restaurateur de meubles anciens et antiquaire avait cette habitude de prendre un polaroid de chaque pièce une fois terminée. 
Et entre deux photos de meubles, il en prenait de moi: des clichés spontanés, sans chichi, de la vie de tous les jours - dans l’univers simple de la campagne - sur lesquels j’apparaissais souvent décoiffée, pas nickel du tout - bien que toujours stylée par ma maman qui a un goût indéniable en matière de mode. 
Je pense que d’une certaine façon ces photos-là, ces moments-là ont été une influence. 
Et puis je crois qu’on a toujours un peu la mélancolie de notre propre enfance, sans pour autant l’idéaliser, et je suis une grande nostalgique comme on dit. 
J’aime les choses et les images qui racontent une histoire, qui au-delà de la beauté de leurs imperfections, nous font “sentir”. 

Française, tu vis à San Francisco avec ton mari et tes 3 enfants, après être passée par Barcelone ou Buenos Aires, quel impact ce mix des cultures a-t-elle dans ton quotidien et celui de tes enfants ?
C’est une question un peu difficile, puisque c’est notre normalité. 
Pour l’anecdote, chacun de nos enfants est né dans un pays différent: Lou aux Etats-Unis, Elión en France et Anton en Argentine! 
À la maison on parle français et espagnol, on lutte un peu (beaucoup) pour que les enfants ne parlent pas anglais quand on est en famille. Ils ne savent jamais trop quoi répondre quand on leur demande simplement d’où ils viennent… 
Mais sans vouloir tomber dans le cliché, c’est indéniablement une richesse, une source d’ouverture d’esprit, qui ne va pas sans sacrifices puisqu'on vit loin de nos familles notamment, sans parler de ce sentiment d’être de partout et de nulle part à la fois.

Peux-tu nous raconter à quoi ressemble ton quotidien ?
Ma vie de tous les jours, comme celle de nous tous, a été complètement bouleversée depuis l’an dernier. 
Nos enfants ne sont pas allés à l’école depuis mars 2020 donc ils font partie intégrante de mon quotidien, quasi non-stop. On vit au bord de l'océan, ce qui a été et continue d’être presque vital… 
On était plutôt nomades, on avait l’habitude de voyager très souvent, que ce soit localement avec notre van, en mode road trip, ou en avion de l’autre côté du monde; on est devenu bien plus sédentaires. 
Je passe beaucoup de temps chez moi! Je travaille quand tout le monde dort et prévois la majorité de mes shootings pour les week-ends, que j’aime aussi dédier à découvrir ou redécouvrir des endroits uniques ici, à repérer des lieux de shooting. 

En plus de ton activité de photographe, tu rénoves un vieux cottage au bord de l'océan, tu nous en dit plus sur ce projet ?
Nous nous sommes installés dans ce vieux cottage construit sur les dunes en 1905… en mars 2020 !
C’était, et c’est toujours, tout nouveau et un peu fou pour nous qui avons toujours été locataires et sans attaches. 
Les enfants ont connu un très grand nombre de maisons! 
On est tombé par hasard sur ce lieu et malgré l’ampleur des travaux à réaliser, on a foncé. C’est un projet dont honnêtement je ne vois pas la fin mais c’est une aventure unique que de pouvoir aménager un foyer à notre image, de se projeter dans un lieu de vie à plus long terme, de lui rendre sa beauté tout en le façonnant à notre goût. 

Maman, de deux garçons et une petite fille, quelles sont les valeurs que tu souhaites leur transmettre ?
Je crois que les jeunes enfants ont par défaut des valeurs qui méritent notre respect… 
Ils savent ce qu’ils veulent, ce qu’ils aiment, ce qui est juste. ils savent se faire entendre (sauf si on leur a appris tôt à se taire), à partager et prendre soin du vivant. Ils n’ont pas honte, ils sont honnêtes et n’essaient pas de rentrer dans un moule.
Ils ont une capacité d’émerveillement sans limite.
J’essaie surtout de faire en sorte de protéger et de cultiver ces valeurs innées, tout en leur montrant du mieux que je peux combien j’ai confiance en eux. 
Je crois sincèrement en la compétence naturelle de l’enfant, en son désir instinctif d’apprendre, de “grandir”.
Et puis ces derniers temps, les circonstances me font les encourager à participer à la maison, à apprendre à faire à manger, à faire le feu dans le poêle à bois, etc. 
J’aurai fait mon job s’ils croient en eux et en l’humanité, s’ils continuent de s’émerveiller et de se révolter.

Comment s’entendent-ils entre eux ?
Ils sont extrêmement proches; c’est un amour profond parsemé de tempêtes… Lou (9 ans) et Elión (presque 8 ans) sont inséparables ou presque; quant à Anton (3 ans), c’est le petit dernier dans toute sa splendeur.

Quelles relations as-tu avec eux ? Quelles sont tes activités préférées avec eux ?
On a une relation forte, douce aussi, qui elle aussi est parsemée de tempêtes. 
Être mère ce n’est tellement pas lisse! 
Avec eux, j’aime, dans le désordre: me promener et discuter, cuisiner, écouter leurs histoires et leur raconter les miennes, mettre de la musique un peu trop fort et danser (ou pas), partir à l’aventure, regarder le soleil se coucher sur l'océan, lire, faire des plans un peu fous, sortir des sentiers battus, partager un quatre heures qui n’en finit pas.

Tes endroits incontournables près de chez toi ?
Oh la la! Il y en a beaucoup: Ocean Beach, la plage de San Francisco.
Toute la ville! Notamment Haight Ashbury, le quartier hippie aux incroyables maisons victoriennes, où est né le summer of love, ou encore Mission et ses ruelles colorées, son histoire forte, ses restaurants.
Le Golden Gate park, immense poumon de San Francisco aux arbres géants, qui termine au bord de l'océan. 
West Marin, de l’autre côté du fameux Golden Gate Bridge: des paysages à couper le souffle, des petites villes au bord des vagues. 
La Highway 1, iconique route qui part de San Francisco et longe toute la côte californienne. 
Il y en aurait tant d’autres! 

Ton moment préféré de la journée ?
Mes journées se suivent mais ne se ressemblent pas! Dans le contexte actuel je dirais quand j’ai un moment en amoureux, un café, un peu de silence… J’arrive aussi à m’octroyer un bain environ une fois par semaine et c’est indéniablement un moment que je chéris.  

Ton produit Minois préféré ?
J’ai un penchant pour l’Huile Sèche et l’Eau Légère.

Merci Claire ! Claire a notamment réalisé notre campagne Winter 2021 (photos 3 à 6).

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